
Le Cameroun enregistre une nouvelle avancée sur la scène de la gouvernance locale africaine.
Réunie à Dakar à l’occasion de son assemblée générale élective, le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) a porté à sa tête Mme Marie Angèle Meyanga, maire de la commune d’Afanloum et membre des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC).
Élue pour un mandat de trois ans, la nouvelle présidente succède à Mme Rohey Malick Lowe, représentante de la ville de Banjul en Gambie. Son élection marque une reconnaissance de la vitalité et du dynamisme du mouvement municipal camerounais dans la promotion du leadership féminin au sein des collectivités territoriales africaines.
Une gouvernance renouvelée pour renforcer le leadership féminin local
La nouvelle équipe dirigeante du REFELA s’appuie sur une représentation régionale équilibrée du continent.
Pour l’Afrique de l’Est, Mme Rehema Ayub Mandingo, représentant l’Union nationale des femmes des collectivités locales de Tanzanie (ALAT), a été élue au poste de vice-présidente. L’Afrique australe sera représentée par Mme Nomvuyo Mposelwa, de la Commission des femmes de l’Association sud-africaine des collectivités locales (SALGA).
Pour l’Afrique du Nord, la vice-présidence revient à Mme Fatna El Khiel, représentante de la commune d’Arbaoua au Maroc et membre de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).
La vice-présidence chargée de l’Afrique de l’Ouest sera désignée ultérieurement par le caucus régional du REFELA.

Un signal fort pour les femmes élues d’Afrique
Cette élection ouvre une nouvelle étape pour le REFELA, plateforme continentale engagée dans la promotion du leadership féminin, de l’égalité des chances et de la participation des femmes à la gouvernance locale.
À travers l’élection de Mme Marie Angèle Meyanga, les membres du réseau ont réaffirmé leur volonté de renforcer la place des femmes dans les processus décisionnels et de consolider les acquis en matière de représentation féminine au sein des collectivités territoriales africaines.
La nouvelle présidente aura pour mission de poursuivre le plaidoyer en faveur de l’autonomisation politique des femmes élues locales et de renforcer la coopération entre les différents réseaux nationaux membres du REFELA à travers le continent.